Il était une fois le papier prêt à peindre

Le papier peint, une longue histoire

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les premiers papiers peints étaient importés du pays du Soleil Levant. À la différence des papiers peints européens qui allaient prendre le relais plus tard, ceux-ci étaient peints de la manière la plus artisanale qui soit : à la main ! En Occident, les premiers papiers peints étaient imprimés à la planche pour ensuite recevoir couleurs et motifs souhaités du pinceau d’un artiste ou à l’aide d’un pochoir.

Plus proche de l’objet d’art, le papier peint de l’époque trouvait naturellement place sur un mur en guise d’ornement. Il était également utilisé dans la confection des couvertures de livres, pour décorer des meubles remarquables, mais aussi apporter une touche d’élégance aux petites boîtes de rangements dont les bourgeois raffolaient. La fabrication du papier peint tenait plus du procédé artisanal.

Au début du 18e siècle, l’Angleterre innove en ayant l’idée de coller les feuilles de papier peint les unes à la suite des autres avant de les imprimer : la vie du papier peint sous forme de rouleau tel que nous le connaissons aujourd’hui, se déroule sous nos yeux !
Dans les années 1830, le papier peint, à la mode, se généralise dans les milieux aisés. L’industrialisation naissante permet de mécaniser le procédé de fabrication par le biais de machines à imprimer à la vapeur. La production augmente, les coûts baissent permettant alors aux foyers les plus modestes l’accès à une décoration intérieure nouvelle.

Peu à peu, la fabrication s’allie aux innovations techniques et le papier peint se dote des premiers effets spéciaux ! On frise l’art du trompe l’œil avec le papier peint imitant à la perfection les jardins aux différentes saisons, un rideau de dentelle ou une draperie de soie…

Le papier peint, un revêtement qui évolue

De nos jours, les fabricants rivalisent encore d’ingéniosité et enrichissent les collections déjà bien fournies de papiers peints aux effets recherchés comme l’imitation d’un capitonnage de fausse porte ou d’une bibliothèque, un mur de béton tagué ou en brique …

Ils enrichissent également leurs papiers de billes de résines ou d’apprêts métalliques pour offrir un revêtement au toucher original et innovant. D’ailleurs, l’enthousiasme est tel que dans les milieux de l’art décoratif, on n’hésite pas à dire qu’une nouvelle ère du papier peint voit le jour.

Loin de la décoration des années 70 où l’ensemble de la pièce recevait la même tapisserie uniformément, de nos jours, le papier peint s’emploie par petites touches, mélange les couleurs, les tons et les motifs et s’associe ingénieusement avec des murs peints. Son large choix de gammes permet toutes associations inimaginables. De plus, il s’accorde à chaque style et ameublement.